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OUI ! Oui car le droit est en mouvement, le management et les techniques aussi. Oui car c’est aussi une occasion de "réseauter", échanger... et peaufiner son CV.

Stéphanie Basset, Consultante Senior Hays Juridique, déclarait à ce sujet il y a quelques temps au site Village-justice.com :
"La population des juristes est dotée d’un bon niveau de formation initiale. Il est de plus en plus rare de rencontrer des juristes avec un niveau inférieur à un Bac +5.
Leur formation leur permet d’acquérir de solides connaissances de base qu’ils devront actualiser en permanence tout au long de leur carrière.

En effet, le droit est une matière mouvante. Etroitement lié aux enjeux de la société dont il assure l’organisation et le fonctionnement, et par conséquent au politique dont il est l’outil privilégié, le droit est, par essence, en perpétuelle évolution. Son interprétation par le juge, elle-même, est susceptible de varier. Il est du devoir du juriste de se tenir informé des nouveautés législatives, réglementaires et jurisprudentielles, d’actualiser en permanence ses connaissances pour être performant.

Compte tenu de ces contraintes fortes, les juristes ont une forte capacité d’adaptation et intègrent spontanément dans leurs habitudes de travail les réflexes qui leur permettent de constamment s’informer et donc de se former : Adhésion à des associations professionnels, participation à des forums, colloques, ou séminaires professionnels, session de formation dispensée par les cabinets d’avocats, lecture de la presse spécialisée..."

Mais souvent les juristes et avocats nous disent qu’ils n’ont pas le temps. Rappelons qu’il existe toutes sortes de formations, courtes ou longues, à distance ou en présentiel, par internet, par téléphone ou skype, le matin, le soir, à l’extérieur de l’entreprise ou dans l’entreprise ("l’intra", formule qui fait économiser les temps de déplacement) etc. Il existe donc de nombreuses formules pour chacun !
Le principal n’est pas là en fait... "Pour ce public assez spécifique et parce qu’elle constitue un investissement en temps et en argent, la formation continue n’apportera une réelle plus-value que si elle est conforme à une double exigence : elle répond sur le fond et la forme à des attentes précises et elle est le résultat d’une réflexion nourrie, réalisée par exemple à l’occasion d’un bilan de compétence.

La formation continue permet de développer, de valider ou d’adapter les compétences. Elle est menée bien souvent à l’initiative des juristes eux-mêmes en fonction de leurs besoins personnels et professionnels, mais elle peut être aussi dictée par les exigences du marché et de l’entreprise.

Le métier du juriste lui même évolue. Aussi, la formation continue prend-t-elle tout son sens pour ce type de postes. Une fois l’expérience acquise, certains juristes ont besoin de valider les compétences (autres que celles strictement juridiques) afin d’obtenir leur reconnaissance en interne comme en externe et de légitimer leurs velléités d’évolution en terme de contenu de poste, de prise de responsabilité ou même de progression salariale.

La formation continue intervient aussi dès lors qu’ils souhaitent opérer une reconversion professionnelle ou développer une expertise dans un domaine du droit. Par exemple, un juriste qui souhaiterait accéder à un poste d’Asset Manager, pourra envisager opportunément de suivre une formation en Finance tandis qu’un juriste droit social privilégiera une formation en gestion des ressources humaines pour faciliter son positionnement sur des postes généralistes RH."

Mais la formation n’a-t-elle d’intérêt que pour les professionnels du droit "en poste" ?
"Non, l’intérêt est fort aussi pour un candidat qui a connu une longue période d’inactivité ou bien pour le juriste en recherche active d’emploi consécutive à un plan de licenciement économique alors qu’il justifiait d’une ancienneté élevée chez son précédent employeur.
Dans ces hypothèses, la formation peut favoriser l’employabilité et faciliter ainsi la réinsertion professionnelle.

Quelque soit la motivation de départ et son objet (développement personnel, linguistique ou technique), il est essentiel que la formation soit d’abord cohérente avec le parcours professionnel et ensuite qu’elle réponde à un besoin ou vise un objectif précis.

Elle peut tout autant être un point positif que négatif sur le CV et de ce fait être déterminante dans le choix du recruteur. En suivant une formation, le juriste met en avant ses qualités professionnelles et personnelles qu’il pourra justifier lors d’un entretien. Sur une durée d’1 à 2 ans, ce type de cursus demande de la rigueur, une grande capacité de travail, de l’organisation, une faculté à se remettre en cause et une certaine ouverture d’esprit et enfin beaucoup de persévérance.

Le juriste démontre alors sa détermination à mener à bien son projet professionnel et son esprit d’initiative."

Pensez aussi à valider vos compétences acquises : Voyez par exemple les certificats de compétence.




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